Plus que jamais, malgré des désillusions et des réglementations toujours plus complexes, Daniel Revallier n'a rien perdu de sa vitalité qui lui permit de faire partie de la «bande à Fouroux» (Grand Chelem !).
À 67 ans, il incarne parfaitement le retraité actif, au service des cabossés de la vie. Avec son épouse Marie-Jo, dans leur hôtel de Paris, ils se battent depuis une vingtaine d'années pour redonner un cadre de vie à des personnes qui ont perdu leur dignité à la suite d'un licenciement soudain, une cruelle séparation, parfois les deux. «Ce sont des faux durs, glisse Marie-Jo. Le plus pénible pour eux, c'est à Noël ou le jour de l'anniversaire de leur enfant qu'ils ne voient plus. Il n'est pas rare de les voir pleurer alors.»